Association Internationale pour la Recherche en Didactique du Français

Apprentissage formel et informel des langues : quelles articulations ?

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Calendrier

envoi des propositions de contribution : 15 mars 2021
réponse aux propositions : 1er mai 2021
envoi de la première version des articles : 15 juin 2021
évaluation des articles : 15 septembre 2021
envoi de la version définitive des articles : 15 novembre 2021
parution du numéro : avril 2022

Soumission
15 mars 2021
Organisateur
Coordination
Sophie Babault (Université de Lille, UMR 8163 STL)
Monika Grabowska (Université de Wroclaw, Institut d’études romanes)
Annick Rivens Mompean (Université de Lille, UMR 8163 STL)
Titre
Cahiers de l'ACEDLE

Image manquanteLes travaux du Conseil de l’Europe sur le plurilinguisme ainsi que les recommandations en matière de politique linguistique ont conduit, en moins de vingt ans, à remodeler fortement le paysage de la didactique des langues, notamment en stimulant l’intérêt des chercheurs pour des pratiques élargissant l’espace d’apprentissage à des situations qui se trouvent hors de la salle de classe ou ne se déroulent pas nécessairement en face à face avec un enseignant : auto-apprentissage, autoformation guidée en Centres de Ressources, apprentissage en tandem avec ou sans supports numériques, approches actionnelles, démarches de didactique intégrée langue-discipline, etc. Au-delà de la modification des pratiques didactiques, du développement nécessaire de la méthodologie d’apprentissage, le “apprendre à apprendre” qui permet de mieux accompagner ces apprentissages (Rivens Mompean, A. et Macré N., 2017), on a par ailleurs assisté à une augmentation exponentielle des formes d’exposition aux langues étrangères, en particulier par le biais des mobilités internationales, des usages multilingues d’internet ou de l’accès facilité aux séries et films en VO.

Sur le plan des processus d’apprentissage des langues, ces évolutions ont entraîné, entre autres, une importante porosité entre les frontières de deux catégories considérées jusqu’alors comme relativement étanches : les apprentissages formels, guidés par un enseignant en contexte institutionnel, et les apprentissages informels, développés dans le cadre de diverses formes de communication ne relevant pas d’activités didactiques (Cappellini et al., 2017). Cela prend la suite et approfondit, en fonction de ces évolutions récentes, des réflexions antérieures autour de la mise en question de la dichotomie acquisition / apprentissage (voir notamment Besse et Porquier, 1984) et l'idée d'un continuum entre ces deux processus (Porquier 1994).

Les travaux qui ont fait émerger la notion d’apprentissage informel sont relativement récents. C’est d’abord en sciences de l’éducation que cette forme d’apprentissage a commencé à être mise en relief, avec les travaux de Brougère et Bézille (2007) ainsi que ceux de Schugurensky (2007). Dans le champ spécifique de la didactique des langues, après les premiers jalons posés par les recherches sur l’autoformation, notamment à partir de Holec (1982 et 1988), les travaux sur l’apprentissage des langues en ligne ont conduit à un développement des analyses de l’apprentissage informel de l’anglais (Sockett, 2011 ; Sockett & Toffoli, 2012 ; etc.). Progressivement, les travaux fondateurs du CRAPEL se sont enrichis de la pléthore des sources anglo-saxonnes en lien avec les travaux de Little (2003), puis encore avec l’ajout de données propres au contexte d’apprentissage des langues étrangères en milieu exolingue. Au-delà des travaux de Mangenot (2011) ou de Toffoli (2018), il existe cependant encore peu d’analyses portant sur d’autres langues que l’anglais ou sur la prise en compte de l’apprentissage informel dans une perspective didactique plus générale. Le concept d’apprentissage informel semble d’ailleurs échapper à un cadrage épistémologique précis (peut-être à cause de l’apparente transparence du terme). En outre, il interfère avec des concepts bien ancrés dans le champ de recherche en didactique des langues. En témoigne la terminologie du CECRL dans lequel l’apprentissage informel n’est pas mentionné du tout. En revanche, on y évoque l’apprentissage autonome, autodirigé, l’apprentissage à l’autonomie, le développement de ses aptitudes, l’auto-apprentissage, l’apprentissage sur le tas, l’immersion, l’apprentissage tout au long de la vie et le savoir-apprendre.

  • Lecture
    118 fois
  • Créé le
    lundi 22 février 2021
  • Mis en ligne par
    Marie-Cécile GUERNIER
  • Dernière mise à jour
    lundi 22 février 2021

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